Les fresques Carrache : un retour à l’Antique

Aidan Weston-Lewis, Annibale Carracci and the Antique, dans la revue Master Drawing, Vol. 30, No. 3 (Autumn, 1992), pp. 287-313), sur JStor (Article payant)

Annibal Carrache, Dessin d'Homme, Etude pour %22Diane et Endymion%22 dans la Galerie Farnèse à Rome, Dessin, 52,6 x 29,1 cm, Paris, Musée du Louvre

Annibal Carrache, Dessin d’Homme, Etude pour « Diane et Endymion » dans la Galerie Farnèse à Rome, Dessin, 52,6 x 29,1 cm, Paris, Musée du Louvre

Aidan Weston-Lewis commence cet article en anglais par la querelle qui opposait Vasari et Annibal Carrache : ce premier reprochait au second de n’avoir pas suffisamment étudié la statuaire antique.

Annibal Carrache se défend : si les grands maîtres fondaient leurs études sur la vie, il revient aux jeunes artistes de faire de même. L’enseignement capital des grands maîtres de l’Antiquité serait donc l’imitation directe de la nature selon Carrache. Aidan Weston-Lewis souligne donc l’attachement d’Annibal Carrache aux techniques antiques, suite à son voyage à Rome en 1594.

Cet article, agrémenté d’illustrations noir-blanc, montre ainsi l’évolution du style d’Annibal Carrache, à la suite de ses études des oeuvres antiques.

A la page 288 (deuxième page de l’article), l’auteur explique comment ses études et dessins de modèles antiques ont servi de support d’inspiration pour les décors de la galerie Farnèse. Celle-ci aurait été conçue comme un espace attractif et efficace. Annibal Carrache y aurait donc multiplié les effets illusionnistes.

En outre, la galerie Farnèse (p.290) entretient un fort rapport à l’antique, notamment par les statues qui étaient disposées dans les niches de la salle. Annibal Carrache fait donc directement référence à la notion de « paragone », soit le parallèle entre les arts. En effet, à la vue des statuts et des fresques, le spectateur était convié naturellement à comparer les statuts d’un style antique et les peintures de Carrache. L’auteur développe cette notion de « paragone » employée par Carrache dans la Galerie Farnèse.

Le choix des sujets représentés, des scènes de la mythologie grecque et romaine, souligne aussi ce lien à l’Antique.

Annibal Carrache, Dessin pour le plafond de la Galerie Farnèse, Paris, Musée du Louvre (extrait de Aidan Weston-Lewis, Annibale Carracci and the Antique, dans la revue Master Drawing, Vol. 30, No. 3 (Autumn, 1992), pp. 287-313)

Annibal Carrache, Dessin pour le plafond de la Galerie Farnèse, Paris, Musée du Louvre (extrait de Aidan Weston-Lewis, Annibale Carracci and the Antique, dans la revue Master Drawing, Vol. 30, No. 3 (Autumn, 1992), pp. 287-313)

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